réalité ou illusions perdues ?

23 décembre 2011

Dernières nouvelles importantes concernant la valeur OR

Où est l’or allemand ?

La Bundesbank est à la tête des deuxièmes réserves d’or de la planète. Le lieu où elles sont stockées est un secret d’Etat.

22.12.2011 | Peter Vollmerl | Financial Times Deutschland

Celui qui voudrait mettre la main sur les réserves d’or de l’Allemagne – qui s’élèvent actuellement à environ 3 401 tonnes, pour une valeur marchande de 196 milliards de dollars – se trouve face à un problème : où sont-elles ?

Cette question simple fait l’objet de folles spéculations. D’après les esprits critiques, le métal précieux se trouve essentiellement aux Etats-Unis, où il a été déposé pendant la guerre froide, d’une part pour l’éloigner le plus possible du rideau de fer, d’autre part pour donner un gage idéologique de la loyauté de l’Allemagne vis-à-vis des Etats-Unis. Les esprits supercritiques doutent même que la Bundesbank détienne cet or tout court.

Prenons les choses une par une. Les réserves d’or de la République fédérale remontent aux années 1950. Avec le miracle économique, les exportations de l’Allemagne de l’Ouest explosaient, et nombre de pays payaient en or. L’Allemagne détenait 4 000 tonnes d’or en 1968. Une grande partie d’entre elles ne fut toutefois jamais déplacée pour des raisons à la fois logistiques et actuarielles. L’or changea tout simplement de main dans les grands centres d’échange de New York, Londres ou Paris, tout en restant stocké au même endroit. Pendant la guerre froide, il semblait trop incertain d’entreposer l’or à Francfort, au siège de la Bundesbank. La métropole financière n’est en effet qu’à 100 kilomètres de la “trouée de Fulda”, un point de la frontière intérieure allemande qui aurait été idéal pour une invasion des troupes du pacte de Varsovie en raison de sa topographie. Quand le prix de l’or se mit à augmenter, dans les années 2000, un nombre croissant d’esprits critiques voulurent savoir où était l’or allemand. La Bundesbank resta muette. Hans-Helmut Kotz, le directeur de l’époque, déclara au magazine Stern en 2004 : “La plus grande partie de nos réserves d’or se trouve à la Réserve fédérale des Etats-Unis, à la Banque d’Angleterre et à la Banque de France, dans cet ordre.” Aucun représentant de la Bundesbank ne s’est depuis exprimé avec autant de détails.

Les chasseurs de trésors doivent donc commencer par se fabriquer une carte : par exemple, la rumeur veut que sur les 3 400 tonnes d’or, 2 400 se trouvent dans les coffres de la Federal Reserve Bank, à Manhattan. Thorsten Schulte n’a ni jambe de bois ni bandeau sur l’œil – seul son surnom, Silver Boy, correspond à l’imagerie de la chasse au trésor. Il est expert en métaux précieux. “Bien sûr que le fait que la Bundesbank en dise aussi peu est suspect”, déclare-t-il. Il y a plusieurs explications à cela. L’une d’entre elles touche à des considérations de sécurité et de politique commerciale.

Sur plusieurs forums Internet, les observateurs se demandent si les réserves allemandes n’étaient pas une garantie accordée aux Etats-Unis, mais la Bundesbank dément catégoriquement. “Nous sommes guidés par des objectifs de sécurité, d’efficacité et de trésorerie”, déclare une porte-parole. La Bundesbank n’a rien a priori contre un changement de lieu de stockage, mais le transfert de l’or dans les coffres allemands entraînerait des coûts élevés. C’est pour cette raison qu’il demeure à l’étranger.

Les réserves d’or qui se trouvent dans les coffres de la Bundesbank à Mayence et à Francfort n’ont pendant longtemps pas représenté plus de 4 % du total, selon les spéculations. La Bundesbank affirme au FTD que “la plus grande partie de ses réserves d’or” se trouve en Allemagne. On n’en saura toutefois pas plus pour le moment, et les amateurs de théories du complot continueront à se raconter les histoires les plus folles sur l’or allemand autour de la cheminée.


Or : Les banques centrales investissent dans l'or

 

commodesk.com - Marine Couderette, Commodesk - 20/12/2011 | 18:25

Les banques centrales européenne, asiatique et latino-améicaine veulent augmenter leurs réserves en or, elles en ont acheté 148,4 tonnes au cours du seul troisième trimestre 2011, d'après le rapport de novembre du Conseil mondial de l'or (World Gold Council). La demande en or pourrait atteindre jusqu'à 450 tonnes sur l'ensemble de l'année. Une quantité jamais atteinte depuis la fin des accords de Bretton Woods il y a 40 ans. 

Le rapport souligne en particulier le cas de la Chine qui a augmenté de 24% sa demande en lingots et pièces par rapport à 2010, soit 60,2 tonnes achetées sur un an. 

Au niveau de l'industrie bijoutière, la Chine a dépassé l'Inde, elle augmente de 13% sa demande ( soit 131 tonnes sur un an) tandis que l'Inde recule de 26% (125,3 tonnes). Les deux pays totalisent 55% de la demande mondiale en or pour la création de bijoux. 


L'or voit son éclat se ternir, rattrapé par les déboires de la zone euro

 

La Vie éco - 2011-12-19 - 16:33:22

Considéré traditionnellement comme une valeur refuge, l'or ne profite pourtant pas des déboires de la zone euro: son cours a chuté de 20% en trois mois, alors que les investisseurs, en quête de liquidités, se désengageaient des métaux précieux pour engranger des bénéfices.

Considéré traditionnellement comme une valeur refuge, l'or ne profite pourtant pas des déboires de la zone euro: son cours a chuté de 20% en trois mois, alors que les investisseurs, en quête de liquidités, se désengageaient des métaux précieux pour engranger des bénéfices.

Après avoir atteint le 6 septembre un sommet historique à 1.915 dollars, le prix de l'once d'or a ensuite rapidement décliné: après un léger rebond en novembre, il est reparti en nette baisse, abandonnant plus de 10% dépuis début décembre et retombant sous la barre des 1.600 dollars.

"La récente chute du métal jaune a de quoi laisser perplexes ceux qui croyaient que l'or était l'ultime valeur refuge en cas de choc économique", a souligné Ross Norman, directeur du courtier spécialisé Sharps Pixley.

En fait, face à l'aggravation de la crise en zone euro, qui assèche le marché du crédit, "la baisse de l'or reflète la crise des liquidités à laquelle sont confrontés banques et investisseurs", a-t-il expliqué.

Ces derniers préfèrent se séparer de leur or pour se procurer de l'argent frais, et la mauvaise tenue des places boursières ne leur laisse guère d'alternative.

Dans "un environnement d'aversion extrême pour le risque", les investisseurs "peuvent vendre leur or pour compenser leurs pertes sur les autres marchés", complète, dans une note récente, Anne-Laure Tremblay, analyste de BNP Paribas.

Par ailleurs, "il n'est pas anormal de voir les opérateurs engranger quelques bénéfices avant la fin de l'année", avant la fin de l'année, a ajouté M. Norman.

Cependant, pour Julian Jessop, expert du cabinet d'études britannique Capital Economics, "l'or souffre avant tout du fort renchérissement du dollar", monté mi-décembre à son plus haut niveau depuis janvier face à l'euro.

"Les fortes chutes des prix de l'or en septembre, ou ces dernière semaines, correspondent à des nettes remontées du dollar contre la plupart des devises", a-t-il remarqué.

Le billet vert, considéré comme une monnaie archi-sûre, "s'avère, pour le moment, le principal bénéficiaire de la crise en zone euro et des inquiétudes économiques", et le renforcement de la monnaie américaine rend moins attractifs les achats d'or, libellés en dollars, pour tous les investisseurs détenant d'autres devises, a souligné M. Jessop.

Incidemment, la récente envolée du dollar à son plus haut niveau historique face la roupie indienne "contribue à peser sur la demande en Inde", le premier pays consommateur de métal jaune dans le monde, "en faisant grimper à des niveaux records le prix de l'or vendu en monnaie locale", a indiqué Ross Norman.

Malgré tout, l'or - la "relique barbare" raillée par l'économiste Keynes - n'a pas dit son dernier mot.

"Son statut de valeur refuge n'est pas remis en question: en dépit des récentes corrections, il a mieux résisté depuis juillet que les Bourses ou les matières premières industrielles, ce qui prouve que l'or continue d'attirer des acquéreurs", relève Anne-Laure Tremblay.

En effet, selon le Conseil mondial de l'or (CMO), la consommation mondiale d'or a progressé de 11% au cours du troisième trimestre, tirée par la demande de lingots et de médailles, mais aussi par les banques centrales, soucieuses de diversifier leurs réserves: leurs achats d'or ont atteint cette année leur plus haut niveau depuis 40 ans.

"Les prix actuels de l'or fournissent de bonnes opportunités d'achats pour les banques centrales ou les investisseurs ayant une vision de long terme", a estimé Robin Bhar, analyste de Crédit Agricole-CIB.

"Au final, l'or devrait rebondir et son cours moyen devrait dépasser les 2.000 dollars l'once l'an prochain, mais le chemin de la reprise devrait se révéler très cahoteux pour le métal jaune", a conclu M. Jessop.

© 2011 AFP


Conférence exceptionnelle du professeur Antal Fekete sur le retour au standard or 

 19-12-2011




Or : où est passé son statut de 'valeur-refuge' ?

 

15/12/2011 à 10h54

(Boursier.com) -- Le métal jaune semble avoir perdu de son lustre ces derniers mois... Les cours de l'once d'or ont ainsi encore plongé de 3,5% hier, et reculent désormais de plus de 9% depuis le 7 décembre, et de 17% depuis le point haut historique de 1.911$, atteint le 6 septembre dernier ! Ce matin, l'once d'or se stabilise autour de 1.580$.

Cette correction de l'or est à relier en premier lieu à la hausse du Dollar, l'évolution de ces deux actifs étant historiquement inversement corrélée. Le renforcement du billet vert rend en effet mécaniquement moins attractifs les placements "réels" que sont les matières premières, y compris l'or, malgré son statut particulier de métal précieux. L'indice CRB regroupant les principales matières premières a ainsi perdu 13% depuis début septembre, plombé par les craintes sur la croissance mondiale...

Parallèlement, l'aggravation de la crise de l'Euro a entraîné un rebond de 10% du Dollar vis-à-vis de l'Euro depuis début septembre, le billet vert se positionnant de fait comme l'une des rares valeurs-refuges face au risque de récession en Europe, alors que les Etats-Unis continuent de croître, même de façon molle...

L'autre raison de la correction récente de l'or est a relier à des facteurs techniques, à savoir le manque de liquidités disponibles et les habillages de portefeuille de fin d'année. Ainsi, des gérants de fonds ont été contraints ces derniers jours d'alléger leurs positions pour répondre à des appels de marges et couvrir des pertes sur d'autres marchés (actions, devises...), ou ont vendu leur or en échange de Dollars... D'autres ont encore cédé de l'or à l'approche de la fin de l'année afin de verrouiller dès aujourd'hui leur plus-value annuelle, qui dépasse les 10% sur le métal jaune, un des rares actifs à s'afficher en hausse cette année !

Dans ce contexte difficile, les experts sont divisés sur l'évolution des cours de l'or en 2012... Certains soulignent qu'après 11 ans de hausse, le métal jaune pourrait bien souffler durablement, d'autant que son potentiel de gain parait désormais limité par rapport aux risques encourus et à la forte volatilité des cours.

D'autres investisseurs, à l'inverse, s'appuient sur les incertitudes croissantes sur l'économie mondiale et sur les dangers géopolitiques actuels pour prédire encore de beaux jours au métal précieux. Surtout si la crise de la dette actuelle dans les pays développés, y compris aux Etats-Unis, débouche sur une poussée inflationniste généralisée...


A Chaud!!!!!! du Jeudi 15 Décembre : L’Or brille mais le Papier brule!!!! par Bruno Bertez

A propos de la baisse de l’or 

  L’or est en vif recul sur les places internationales. victime d’un squeeze de liquidités qui a touché toutes les commodities. Nous lisons dans un service boursier un article intitulé : « Où est le statut de valeur refuge de l’or?».

Cet article traduit exactement la pensée institutionnelle dominante, il formule exactement ce que le monde politiquement et bancairement correct voudrait que l’on pense. Mais pour être bien sûr que nous le pensons, rien de tel que de le faire écrire

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PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

Premièrement, ce qui baisse, ce n’est pas l’or, mais l’or papier. L’or papier n’est surtout pas l’or, il est même son pire ennemi. L’or papier a été créé pour faire baisser l’attrait du vrai or, le fameux métal jaune qui déplait tant aux pouvoirs en place. En créant l’or papier, le système bancaire a voulu éliminer un concurrent à sa quasi monnaie. L’or fait de l’ombre à tous les émetteurs de papier, pouvoir prouver qu’il est volatil et peu sûr était le but de la création de l’or papier. L’or papier s’analyse comme une gigantesque vente à découvert d’or par les systèmes bancaires.

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“Le nombre de contrats à terme sur l’or traités à New York a baissé de 22% depuis le mois de juillet pour atteindre 427.756 contrats. Les achats d’or restent néanmoins soutenus l’or détenu par les ETC (Exchange Traded Commodities, des certificats investissant dans des matières premières) atteint désormais un nouveau record à 2.360,5 tonnes tandis que les importations d’or vers la Chine en provenance de Hong Kong ont progressé de 51% en octobre à un record de 86,3 tonnes”

Ce qui est une valeur refuge, c’est l’or métal détenu physiquement chez soi, même pas dans un coffre-fort à la banque. L’or est un refuge car il est la seule protection contre la mauvaise gestion du système et l’effondrement des monnaies fiat. Les monnaies sont toutes adossées sur le crédit et singulièrement au crédit des Etats et quand il y a trop de crédit émis, ce qui est le cas dans le monde global, le collatéral de toutes les monnaies chute de valeur.

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source Bespoke

La tentative de destruction de l’attrait de l’or et la dissuasion d’en acheter sont les compléments non-dits du cours légal obligatoire des fiat monnaies.

D’autant que les gouvernants ne connaissent pas d’autre solution à la crise que celle de printer et d’empiler des dettes nouvelles. Le statut de valeur refuge de l’or s’affirme de jour en jour et il s’affirmera encore plus quand la BCE cèdera et quand les Etats Unis feront leur QE 3 ou 4.

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Le Smart money ne vend pas l’or, il n’accumule pas l’or papier. Il sait que la destruction des monnaies est inéluctable dans la voie suivie et il sait que, comme dans les années 30, il y aura confiscations, saisies, prélèvements sur le soi-disant enrichissement sans cause des détenteurs d’or. L’or physique seul protège et encore, à condition d’être en lieu sûr.

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“De 1935 à 1970, le gouvernement américain avait la main haute sur le cours de l’or, fixé par décret à 35 $ US l’once sous la présidence du Président Franklin D. Roosevelt. En 1933, Roosevelt prohiba les exportations d’or, stoppa la convertibilité du dollar et interdit aux particuliers de posséder de l’or à des fins d’investissement ? Tous les contrats gouvernementaux et privés basés sur l’or furent abrogés, et la seule réponse que les Américains obtenaient de leur gouvernement pour comprendre son agissement se résumait à ceci : « c’est pour votre bien ». Le pays soi-disant le plus libéral de la planète se comportait à l’égard de l’or et de ses détenteurs comme un État totalitaire digne des beaux jours de l’Union soviétique.  A la même époque à peu près tous les gouvernements occidentaux et même asiatiques interdisaient à leurs citoyens de détenir de l’or à titre d’actif financier. “

 L’or est non seulement un refuge, mais c’est un instrument de liberté indispensable car c’est la seule valeur universelle qui ne dépend de personne. D’aucune autorité. Et cela, c’est irremplaçable.

“En l’absence d’un étalon-or, il n’existe aucun moyen de protéger l’épargne contre la confiscation par l’inflation. Il n’existe aucune réserve de valeur fiable. S’il y en avait une, il faudrait que les hommes de l’Etat déclarent sa détention illégale, comme ils l’ont fait dans le cas de l’or (5). Si tout le monde décidait, par exemple de convertir tous ses dépôts bancaires en argent, ou en cuivre ou dans toute autre marchandise, et refusait ensuite d’accepter des chèques en paiement d’autres produits, les dépôts bancaires perdraient leur pouvoir d’achat et le crédit bancaire créé par les hommes de l’Etat deviendrait sans valeur comme moyen d’obtenir des biens. La politique financière de l’Etat-providence nécessite par conséquent qu’il n’existe aucun moyen de se protéger pour les détenteurs de richesses.

Voilà donc le minable secret de ces tirades étatistes contre l’or. Le déficit budgétaire n’est rien d’autre qu’une combine pour confisquer la richesse sans en avoir l’air. L’or apparaît comme le gêneur dans cet insidieux processus. Comme le protecteur des Droits de propriété. Si on saisit cela, on n’a aucune peine à comprendre la haine des étatistes à l’encontre de l’étalon-or. “

 Alan Greenspann : l’or et la liberté économique

Bien entendu, on peut manipuler son prix, comme les banques allemandes l’ont fait en cassant les cours de l’or papier il y a quelques jours, mais pour les vrai acheteurs d’or c’est une aubaine, ils peuvent en accumuler plus.


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L’or n’est pas un placement, pas une classe d’assets, c’est une assurance contre la catastrophe, les catastrophes. Une assurance contre la mauvaise gestion des dirigeants. On comprend qu’en tant que baromètre de cette gestion cela leur déplaise.

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Et une assurance, on souhaite la payer le moins cher possible. Donc les manipulations à la baisse sont des opportunités de long terme.

Par ailleurs, la politique américaine d’embargos et de saisines des avoirs bancaires des pays rogues, non alignés comme on l’a vu récemment va dans le sens de la dislocation du système global des monnaies, dans le sens de la déglobalisation. Et cela va obliger les pays non alignés et récalcitrants à augmenter leurs réserves d’or.

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